Le prochain défi informatique des entreprises du québec : exploiter le riche potentiel du Edge, du 5g et du Wi‑Fi 6

Débutons par parler du «Edge Computing» ou «informatique en périphérie de réseau». Pour les personnes moins familières avec le jargon informatique, je précise que le Edge consiste, pour l’essentiel, à décentraliser le traitement des données en permettant aux appareils intelligents qui sont en périphérie du serveur principal d’effectuer le travail «à la source» (incluant ordinateurs et serveurs locaux). Il en résulte un soulagement pour le centre de données et de la bande passante Internet, un traitement sans latence et un accroissement pour la sécurité attribuable à la diminution du «va-et-vient» des données, d’autant si elles doivent transiter vers un cloud public. Ceci étant, le 5G sera notamment un allié pour propulser les applications vers la périphérie, là où les calculs seront effectués.

Cela dit, pour tirer profit au maximum des avantages du réseau 5G dont le déploiement est commencé à Montréal, les entreprises devront relever plusieurs défis. Parmi ceux-ci je mentionne l’importance d’optimiser leur centre de données du cœur jusqu’à la périphérie pour tirer profit des nouvelles vitesses, adapter la connectivité aux besoins des applications qui doivent traiter les données, s’assurer d’une couverture impeccable du 5G et du Wi‑Fi 6 partout dans leur réseau et faciliter un contrôle optimal des données au sein d’infrastructures de sécurité qu’on aura pris soin de réviser.

Bref, le 5G n’est pas qu’un accroissement de la vitesse, il s’agit d’une véritable révolution sur le plan des possibilités et les entreprises doivent l’aborder sous cet angle. Il est manifestement un défi pour nos fournisseurs en télécommunications, mais il entraînera également son lot d’enjeux pour les entreprises qui en ont déjà beaucoup sur les bras avec une année 2020 pour le moins chaotique...

Si vous aimeriez échanger à propos de ce sujet ou d’un autre qui concerne mon champ d’expertise, n’hésitez pas à m’écrire un message. J’aime croire que ma passion est contagieuse…

À très bientôt,

Bernard Risi